samedi 11 juillet 2009
Maître Vitalino (1909-1963) : Le Brésil fête le centenaire de sa naissance.
(texto português em breve)
D’aucun pourrait se demander pourquoi depuis presque un an et demi, ce blog a la prétention de s’intituler pompeusement « Art et Musique Populaire Brésilienne ». Il est vrai qu’au départ, l’idée était de partager non seulement ma passion pour les musiques du Brésil, mais aussi pour l’Art Populaire Brésilien que je tiens pour le véritable art identitaire de ce pays. Pour ce faire, j’avais crée un deuxième blog (uniquement en français ici sur la colonne de droite de cette page) où je n’ai eu le temps que pour un texte d’introduction. Cependant, pour ajouter une nouvelle couleur à ce blog musical, je ne trouve pas inintéressant d’y parler aussi d’art plastique, partant du principe que les arts –quand ils atteignent un degré de qualité- sont par essence fusionnels.
Ces dernières années, l’intérêt pour les plus célébres représentants de l’Art Populaire Brésilien n’a fait que s’accroître et - en conséquence- leurs côtes dans les galeries et les salles de ventes. Leurs valeurs marchandes côtoient maintenant de près celles des peintres et sculpteurs qualifiés d’érudit qui -pour la plupart- ont puisé aux sources étrangères plutôt qu’à leur propre culture. De belles sculptures sur bois d’Artur Pereira ou de GTO –éminents artistes populaires- peuvent atteindre facilement 15.000 à 20.000 euros (40 à 60.000 reais) tandis que les figurines peintes de Vitalino du début des années cinquante arrivent sous le marteau des commissaires-priseurs jusqu’à 3 ou 4.000 euros (8.000 à 10.000 reais). Certaines pièces de ce même artiste ayant appartenu à la collection de l’écrivain Jorge Amado furent adjugées jusqu’à 8.000 euros, en décembre 2008.
Ma passion pour l’art populaire brésilien m’est tout naturellement venu par le biais de la musique et de ses textes, reflets des différents thèmes propres à chaque région. Ainsi dans les toiles d’Heitor dos Prazeres (1898-1966), je retrouvais la frénésie des pagodes (réunions de sambistas), tandis qu’aux travers des sculptures de Vitalino me revenaient tout le quotidien et l’imaginaire des régions agraires du Nordeste, chantés à la même époque par Luiz Gonzaga (1912-1989). Au travers de son art, Vitalino fut le premier à s’ériger comme le chroniqueur de son époque et de sa région, si riche en tradition et en fêtes, tant religieuses que païennes.
Comme il fut écrit précédemment sur ce blog, un espace-galerie consacré à l’Art Populaire Brésilien (mais aussi portugais) s’élabore pour l’instant à Bruxelles en vue de son ouverture en 2010. Mais aujourd’hui, comme le Brésil commémore le centenaire de ce grand artiste qu’est Vitalino Pereira dos Santos, je ne pouvais pas perdre l’occasion de l’évoquer. Vitalino est une figure emblématique du Brésil dont l’œuvre est transmise dans l’enseignement général des écoles primaires. Il est tout simplement le premier nom qui vient à l’esprit au Brésil, quand il s’agit d’évoquer l’art populaire, qui n’est autre que de l’Art avec un grand « A ».
Je vous propose de vous rapporter ici le texte écrit par la journaliste Leticia Lins -paru dans le « Globo on line »- qui énumère les festivités et hommages organisées pour honorer ce grand maître.
« Le Pernambuco commémore le centenaire de la naissance de Maître Vitalino (article de Leticia Lins-10/07/2009) :
La revue américaine Time annonçait dans l’édition du premier février 1963, la nouvelle de la mort d’un important artiste plasticien brésilien. Cet artiste n’était autre que le pernambucano Vitalino Pereira dos Santos, mieux connu au Brésil sous le nom de Maître Vitalino, l’homme qui donna vie à la terre.
Ce vendredi (10 juillet 2009) l’état du Pernambuco et tout le pays commémorent les cent ans de la naissance de l’artiste.
À São Paulo, considérée comme la ville qui abrite le plus grand nombre de « nordestins », sont programmés divers shows au Centre des Traditions Nordestines pour ce dimanche. La Banda de Pífanos de Caruaru se présente aux côtés de Valdeck de Guaranhuns, Seu Jorge do Rastapé et la Quadrilha Asa Branca. Le Pernambuco commémore cette date avec une série d’hommages rendus à celui qui fut le premier artiste de l’état à immortaliser au travers de la terre, différentes figures populaires caractéristiques du Nordeste : les joueurs de pífanos (petites flutes du nordestes), les chasseurs, les migrants, les vachers, et d’autres encore.
Vitalino vécu à Alto do Moura, dans la municipalité de Caruaru, à 130 kilomètres de Recife, et laissa derrière lui, une multitude de disciples qui, aujourd’hui, font de la manipulation de la terre leur métier. On peut considérer qu’ils sont –seulement à Caruaru- environ 500 à vivre de ce type d’artisanat (ndlr : mais qui découle en fait d’un art véritable !)
À Alto do Moura se trouve la maison transformée en musée où vécu Vitalino et où ses descendants perpétuent son œuvre. C’est là que se déroulent les principales commémorations en souvenir du Maître, lui même joueur de pífano –le « pife », comme le nomme les nordestins de la caatinga (ndlr : région de végétation aride). Un timbre à l’effigie de Vitalino sera émis, ainsi qu’une médaille commémorative du centenaire de sa naissance, crée par la Casa da Nieda du Brésil. En outre, toujours à Alto do Moura, défileront 26 groupes folkloriques. Pour marquer encore davantage cette date, le village de Caruaru à prolongé ses traditionnelles festas juninhas (ndlr : fêtes de São Antonio, São Pedro, São Joao en juin) jusqu’à ce 10 juillet. L’artiste possède également sa statue en face de la demeure où il résida et les habitants de Caruaru assisteront gratuitement au spectacle « Les Sept lunes en terre », qui raconte la trajectoire de Vitalino, de ses débuts jusqu’à la reconnaissance et les chocs culturels qu’il du affronter en voyageant dans les mégapoles que sont Rio et Sao Paulo.
(…) Maître Vitalino naquit le 10 juillet 1909, dans la zone rurale de Caruaru et mourut de la variole à 54 ans. Dans la ville, des collections des œuvres du maître sont exposées au Musée d’Art Populaire. En cette année du centenaire, deux expositions de photographies furent mises sur pied, dont l’une à Recife, avec des photos de Vitalino faites par le célèbre photographe français Pierre Verger, en 1947 »
En vidéos, des artistes du Nordestes enregistrent une chanson-hommage composée par Onildo Almeida pour le centenaire de Mestre Vitalino.
jeudi 9 juillet 2009
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-FERNANDA ABREU : « Brasileiro » (Teta Lando/ Fernanda Abreu)
-ALINE MUNIZ : « Não vacile » (Marco de Vita/ Aline Muniz)
-FABIANA COZZA : « Canto de Ossanhã » (Vinicius de Moraes/ Baden Powell)
-ADRIANA PEIXOTO : « De cabeça pro baixo » (Dalmo Medeiros)
-ZECA BALEIRO : « Vai de Madureira » (Zeca Baleiro)
-VANESSA BUMAGNY & ZECA BALEIRO : « Radiografia » (Vanessa Bumagny)
-FLÁVIO HENRIQUE & ZECA BALEIRO : « Choro do fim do mundo » (Flávio Henrique/ Zeca Baleiro)
-TONI PLATÃO : « Louras geladas » (Paulo Ricardo/ Luiz Schiavon)
-CEZINHA OLIVEIRA : « Instinto » (Cezinha Oliveira/ Eliane Verbana)
-RUBENS NOGUEIRA : « O Samba é o som » (Rubens Nogueira/ P.C. Pinheiro)
-CÁSSIA MARIA : « Tá bom também » (C.Maria)
-LEILA MARIA : « Seu Tipo » (Eduardo Dusek/ Luis Carlos Góes)
-DULCE QUENTAL : « No topo do mundo » (Frejat/ Dulce Quintal)
-ALINE MUNIZ : « Não vacile » (Marco de Vita/ Aline Muniz)
-FABIANA COZZA : « Canto de Ossanhã » (Vinicius de Moraes/ Baden Powell)
-ADRIANA PEIXOTO : « De cabeça pro baixo » (Dalmo Medeiros)
-ZECA BALEIRO : « Vai de Madureira » (Zeca Baleiro)
-VANESSA BUMAGNY & ZECA BALEIRO : « Radiografia » (Vanessa Bumagny)
-FLÁVIO HENRIQUE & ZECA BALEIRO : « Choro do fim do mundo » (Flávio Henrique/ Zeca Baleiro)
-TONI PLATÃO : « Louras geladas » (Paulo Ricardo/ Luiz Schiavon)
-CEZINHA OLIVEIRA : « Instinto » (Cezinha Oliveira/ Eliane Verbana)
-RUBENS NOGUEIRA : « O Samba é o som » (Rubens Nogueira/ P.C. Pinheiro)
-CÁSSIA MARIA : « Tá bom também » (C.Maria)
-LEILA MARIA : « Seu Tipo » (Eduardo Dusek/ Luis Carlos Góes)
-DULCE QUENTAL : « No topo do mundo » (Frejat/ Dulce Quintal)
samedi 4 juillet 2009
Encore une petite à propos de Jackson?
(texte français plus bas...)
Mais uma sobre M.J. ?
Nosso mundo anda bem ! A prova disso são os 25 % do tempo que as atenas dos telejornais dedicam aos notíciários em sequência sobre o falecimento de Michael Jackson, desde 25 de junho ! A cada dia, é uma pequena novidade que surge, ou um pequeno escândalo a ser degustado (nham, nham !). É o caso de se dizer que não há de fato sobre a face da Terra mais que algumas poucas tragédias pelas quais as pessoas se interessem com tanto fervor, como quanto às consequências da morte do Rei do Pop (e cabe dizer : morto agora, mas depois de muito tempo do mesmo ocorrido em termos artísticos). Dá prazer constatar que vivemos num mundo que goza de tão boa saúde... Ou então, eu não entendi nada ?!?
Como todo mundo tem a sua história « jacksoniana », aqui temos uma que toca particularmente no tema desse blog - a MPB – e um se seus mais ilustres representantes : Ivan Lins.
Eu não sei se os brasileiros se dão verdadeiramente conta desse fato*, mas eles têm na pessoa de Ivan Lins um de seus compositores mais respeitados mundo afora ; junto, é claro, com Antonio Carlos Jobim (1927-1994) .
Ivan Lins, nascido no Rio em 1945, trabalhou e compôs para expoentes mundiais como Barbara Streisand, Ella Fitzgerald, Sarah Vaughan, Sting,Vanessa Williams, George Benson, Patty Austin, Diana Reeves, Manhattan Transfer, Toots Thielemans, Jane Monheit e uma série de outros. O próprio Miles Davis preparou-se para prestar uma homenagaem ao compositor e pianista brasileiro, elaborando um álbum a ser gravado em torno de suas composições. Mas a grande foice leva embora o genial trompetista em 1991, e por esse mesmo motivo, corta o projeto pela raiz.
Quanto a esse reconhecimento internacional, Ivan Lins o deve em parte a seu amigo Quincy Jones, que havia descoberto seu talento pelos idos de 1979.
Em 1980, Ivan lança o disco « Novo tempo », cuja faixa - título encanta o grande Quincy, que, na época, prepara o sucessor de « Off the Wall », de Michael Jackson.
Novo tempo se enquadra bem no tom dos hinos-exaltação contra a ditadura militar então instalada no Brasil, tema sobre o qual Ivan Lins tinha o hábito de compor já desde bastante tempo, com seu parceiro Vitor Martins.
Quincy Jones propôs-se a fazer uma versão em inglês para aquela que poderia ter vindo a ser uma das faixas do próximo álbum de Michael, um certo « Thriller »… A partir dali, as fontes de informação sugeririam duas histórias diferentes. A primeira diria que o fato de Ivan ser um artista com uma agenda superlotada não lhe deu tempo hábil para analisar essa solicitação (versão Wikipédia). A segunda (versão de um jornalista especializadíssimo no assunto, do jornal « O Globo ») afirma que Ivan Lins não teria aceito o contrato que os empresários de Michael pretendiam impor-lhe ; e que, em resumo, esse contrato deveria incluir a compra dos direitos sobre a canção.
Uma oportunidade perdida pelo artista brasileiro de entrar um pouco mais dentro da história da música ? Hum...
Tanto que, quando eu tive a oportunidade de jantar com Ivan, em agosto de 2008, numa whiskeria em Ipanema, o compositor me pareceu mais abalado pelo abortamento de seu projeto com Miles Davis do que pela ausência de seu nome na capa do álbum mais vendido de todos os tempos.
*Na revista Rolling Stone Brasil de outubro de 2008, os proeminentes especialistas musicais simplesmente omitiram a inclusão de seu nome na lista dos 100 artistas brasileiros mais importantes. Sem dúvida, eles se esqueceram de que ele fosse um deles...
Quincy Jones (ici avec Michael Jackson et Steven Spielberg, 1983),
aux confluents des carrières de stars mondiales.
Notre monde va bien ! Pour preuve, les 20 % du temps d’antennes que les journaux télévisés consacrent aux suites du décès de Michael Jackson depuis le 25 juin. À chaque jour son petit rebondissement ou son petit scandale croustillant (miam miam !). C’est dire qu’il n’y a vraiment que peu de malheurs sur cette terre pour que l’on s’intéresse avec tant de ferveur aux conséquences au décès du Roi de la pop (cela dit, mort depuis bien plus longtemps artistiquement). Ça fait plaisir de voir que nous vivons dans un monde en si bonne santé…Ou alors, je n’ai rien compris !?
Comme tout le monde y va de son anecdote « jacksonienne » en voici une qui touche plus particulièrement le sujet de ce blog –la MPB- et un de ses plus illustres représentants, Ivan Lins.
Je ne sais pas si les Brésiliens s’en rendent vraiment compte*, mais ils tiennent en la personne d’Ivan Lins un de leurs compositeurs les plus respectés à travers le monde, avec bien sûr Antonio Carlos Jobim (1927-1994) .
Ivan Lins, né à Rio en 1945, a travaillé et composé pour des pointures mondiales comme Barbara Streisand, Ella Fitzgerald, Sarah Vaughan, Sting, Vanessa Williams, George Benson, Patty Austin, Diana Reeves, Manhattan Transfer, Toots Thielemans, Jane Monheit et bien d’autres. Miles Davis lui-même s’apprêtait à rendre hommage au compositeur et pianiste brésilien en enregistrant un album construit autour de ses compositions. Mais la grande faucheuse emporta le génial trompettiste en 1991, et par là même, coupa ce projet à la racine.
Cette reconnaissance internationale, Ivan Lins la doit en partie à son ami Quincy Jones qui avait découvert son talent vers 1979.
En 1980, Il sort l’album « Novo tempo » dont la plage titulaire séduit le grand Quincy qui, à l’époque, prépare le succèsseur d’ « Off the Wall » de Michael Jackson.
Novo tempo se révèle bien dans le ton des hymnes-exaltations contre la dictature brésilienne qu’Ivan a l’habitude de composer depuis longtemps avec son complice Vitor Martins.
Quincy Jones se propose d’en faire une version en anglais pour ce qui pourrait être une des plages du prochain album de Michael, un certain « Thriller »… À partir de là, les sources proposent deux histoires différentes. La première étant qu’Ivan -artiste à l’agenda surbooké- n’eut pas le temps d’analyser cette requête (version Wikipédia). La seconde (version d’un journaliste brésilien spécialisé du Globo) affirmant qu’Ivan Lins n’accepta pas le contrat que les impresarios de Michael comptaient lui imposer et qui, en résumé, devait porté sur l’achat des droits de la chanson.
Une occasion perdue pour l’artiste brésilien d’entrer un peu plus dans l’histoire de la musique ?
Toujours est-il que –quand j’eu la chance de dîner avec lui en août 2008 dans une whiskeria d’Ipanema- Ivan semblait plus affecté par l’avortement de son projet avec Miles Davis, que par l’absence de son nom sur la pochette de l’album le plus vendu de tous les temps.
*Dans la revue Rolling Stones Brasil d’octobre 2008, les éminents spécialistes musicaux avaient tout simplement omis de l’inclure dans la liste des 100 artistes brésiliens les plus importants. Sans doute avaient-ils oublié qu’il était des leurs…
Mais uma sobre M.J. ?
Nosso mundo anda bem ! A prova disso são os 25 % do tempo que as atenas dos telejornais dedicam aos notíciários em sequência sobre o falecimento de Michael Jackson, desde 25 de junho ! A cada dia, é uma pequena novidade que surge, ou um pequeno escândalo a ser degustado (nham, nham !). É o caso de se dizer que não há de fato sobre a face da Terra mais que algumas poucas tragédias pelas quais as pessoas se interessem com tanto fervor, como quanto às consequências da morte do Rei do Pop (e cabe dizer : morto agora, mas depois de muito tempo do mesmo ocorrido em termos artísticos). Dá prazer constatar que vivemos num mundo que goza de tão boa saúde... Ou então, eu não entendi nada ?!?
Como todo mundo tem a sua história « jacksoniana », aqui temos uma que toca particularmente no tema desse blog - a MPB – e um se seus mais ilustres representantes : Ivan Lins.
Eu não sei se os brasileiros se dão verdadeiramente conta desse fato*, mas eles têm na pessoa de Ivan Lins um de seus compositores mais respeitados mundo afora ; junto, é claro, com Antonio Carlos Jobim (1927-1994) .
Ivan Lins, nascido no Rio em 1945, trabalhou e compôs para expoentes mundiais como Barbara Streisand, Ella Fitzgerald, Sarah Vaughan, Sting,Vanessa Williams, George Benson, Patty Austin, Diana Reeves, Manhattan Transfer, Toots Thielemans, Jane Monheit e uma série de outros. O próprio Miles Davis preparou-se para prestar uma homenagaem ao compositor e pianista brasileiro, elaborando um álbum a ser gravado em torno de suas composições. Mas a grande foice leva embora o genial trompetista em 1991, e por esse mesmo motivo, corta o projeto pela raiz.
Quanto a esse reconhecimento internacional, Ivan Lins o deve em parte a seu amigo Quincy Jones, que havia descoberto seu talento pelos idos de 1979.
Em 1980, Ivan lança o disco « Novo tempo », cuja faixa - título encanta o grande Quincy, que, na época, prepara o sucessor de « Off the Wall », de Michael Jackson.
Novo tempo se enquadra bem no tom dos hinos-exaltação contra a ditadura militar então instalada no Brasil, tema sobre o qual Ivan Lins tinha o hábito de compor já desde bastante tempo, com seu parceiro Vitor Martins.
Quincy Jones propôs-se a fazer uma versão em inglês para aquela que poderia ter vindo a ser uma das faixas do próximo álbum de Michael, um certo « Thriller »… A partir dali, as fontes de informação sugeririam duas histórias diferentes. A primeira diria que o fato de Ivan ser um artista com uma agenda superlotada não lhe deu tempo hábil para analisar essa solicitação (versão Wikipédia). A segunda (versão de um jornalista especializadíssimo no assunto, do jornal « O Globo ») afirma que Ivan Lins não teria aceito o contrato que os empresários de Michael pretendiam impor-lhe ; e que, em resumo, esse contrato deveria incluir a compra dos direitos sobre a canção.
Uma oportunidade perdida pelo artista brasileiro de entrar um pouco mais dentro da história da música ? Hum...
Tanto que, quando eu tive a oportunidade de jantar com Ivan, em agosto de 2008, numa whiskeria em Ipanema, o compositor me pareceu mais abalado pelo abortamento de seu projeto com Miles Davis do que pela ausência de seu nome na capa do álbum mais vendido de todos os tempos.
*Na revista Rolling Stone Brasil de outubro de 2008, os proeminentes especialistas musicais simplesmente omitiram a inclusão de seu nome na lista dos 100 artistas brasileiros mais importantes. Sem dúvida, eles se esqueceram de que ele fosse um deles...
Quincy Jones (ici avec Michael Jackson et Steven Spielberg, 1983),aux confluents des carrières de stars mondiales.
Notre monde va bien ! Pour preuve, les 20 % du temps d’antennes que les journaux télévisés consacrent aux suites du décès de Michael Jackson depuis le 25 juin. À chaque jour son petit rebondissement ou son petit scandale croustillant (miam miam !). C’est dire qu’il n’y a vraiment que peu de malheurs sur cette terre pour que l’on s’intéresse avec tant de ferveur aux conséquences au décès du Roi de la pop (cela dit, mort depuis bien plus longtemps artistiquement). Ça fait plaisir de voir que nous vivons dans un monde en si bonne santé…Ou alors, je n’ai rien compris !?
Comme tout le monde y va de son anecdote « jacksonienne » en voici une qui touche plus particulièrement le sujet de ce blog –la MPB- et un de ses plus illustres représentants, Ivan Lins.
Je ne sais pas si les Brésiliens s’en rendent vraiment compte*, mais ils tiennent en la personne d’Ivan Lins un de leurs compositeurs les plus respectés à travers le monde, avec bien sûr Antonio Carlos Jobim (1927-1994) .
Ivan Lins, né à Rio en 1945, a travaillé et composé pour des pointures mondiales comme Barbara Streisand, Ella Fitzgerald, Sarah Vaughan, Sting, Vanessa Williams, George Benson, Patty Austin, Diana Reeves, Manhattan Transfer, Toots Thielemans, Jane Monheit et bien d’autres. Miles Davis lui-même s’apprêtait à rendre hommage au compositeur et pianiste brésilien en enregistrant un album construit autour de ses compositions. Mais la grande faucheuse emporta le génial trompettiste en 1991, et par là même, coupa ce projet à la racine.
Cette reconnaissance internationale, Ivan Lins la doit en partie à son ami Quincy Jones qui avait découvert son talent vers 1979.
En 1980, Il sort l’album « Novo tempo » dont la plage titulaire séduit le grand Quincy qui, à l’époque, prépare le succèsseur d’ « Off the Wall » de Michael Jackson.
Novo tempo se révèle bien dans le ton des hymnes-exaltations contre la dictature brésilienne qu’Ivan a l’habitude de composer depuis longtemps avec son complice Vitor Martins.
Quincy Jones se propose d’en faire une version en anglais pour ce qui pourrait être une des plages du prochain album de Michael, un certain « Thriller »… À partir de là, les sources proposent deux histoires différentes. La première étant qu’Ivan -artiste à l’agenda surbooké- n’eut pas le temps d’analyser cette requête (version Wikipédia). La seconde (version d’un journaliste brésilien spécialisé du Globo) affirmant qu’Ivan Lins n’accepta pas le contrat que les impresarios de Michael comptaient lui imposer et qui, en résumé, devait porté sur l’achat des droits de la chanson.
Une occasion perdue pour l’artiste brésilien d’entrer un peu plus dans l’histoire de la musique ?
Toujours est-il que –quand j’eu la chance de dîner avec lui en août 2008 dans une whiskeria d’Ipanema- Ivan semblait plus affecté par l’avortement de son projet avec Miles Davis, que par l’absence de son nom sur la pochette de l’album le plus vendu de tous les temps.
*Dans la revue Rolling Stones Brasil d’octobre 2008, les éminents spécialistes musicaux avaient tout simplement omis de l’inclure dans la liste des 100 artistes brésiliens les plus importants. Sans doute avaient-ils oublié qu’il était des leurs…
vendredi 3 juillet 2009
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-JOTA QUEST : « La Plata » (Flausino/ Buzelin/ Lara/ Fonseca/ Diniz)
-MARCELO D2 : « Desabafo » (MD2/ Nave/ Ivan Lins)
-ROBERTO CARLOS : « Detalhes » (Roberto Carlos/ Erasmo Carlos)
-FERNANDA TAKAI : « Debaixo dos caracois do seus cabelos » (Roberto Carlos/ Erasmo Carlos)
-ADRIANA MACIEL : « Perto do teu coração selvagem » (Vitor Ramil)
-VERONICA SABINO : « Tardes » (Adriana Calcanhotto)
-CELSO FONSECA : « Queda » (Luciano Salvador Bahia)
-VANDER LEE : « Obscuridade » (Vander Lee/ Cartola)
-VINCENTE BARRETO : « A Barca do desejo » (Vincente Barrreto/ Zeh Rocha)
-MARCOS SACRAMENTOS : « Meu rádio e meu mulato » (Herivelto Martins)
-MARIANA BALTAR : « Pressentimento » (H.B. De Carvalho/ Elton Medeiros)
-ZECA PAGODINHO : « Caviar » (Luiz Grande/ Barbeirinho de Jacarezinho/ Marcos Diniz)
-ED MOTTA : « The Runaways » (Ed Motta/ Robert Gallagher)
mercredi 1 juillet 2009
Cargo de nuit…
(texte français plus bas)
Cargueiro noturno...
É uma sensação muito inebriente essa de encontrar-se só diante dos equipamentos de controle de uma estação de rádio, no meio da noite, enquanto a cidade dorme, e quando não há viv´alma no prédio que abriga o estúdio. Uma espécie de sensação de ser o senhor do mundo, ou o capitão de um navio no qual o leme teria sido substituído por uma grande mesa de mixagem da qual eu nem conheço a utilidade da metade dos manches e dos sinais luminosos. Essa sensação de solidão – mas de plenitude – te dá a impressão de reinar sob as ondas hertizianas e através dos meandros da Internet.
Os estúdios da Rádio Judaica são grandes, novos em folha, e a iluminação tênue te faz mergulhar nessa atmosfera de mistério que se percebe em certos filmes policiais americanos, nos quais o personagem principal, com sua voz cavernosa, responde às almas aflitas que querem abrir-se em confidências. Nessas cenas, geralmente é o serial killer que, pelo telefone, usa a emissão noturna como um exutório, bem mais íntimo que um confessionário.
Bom... Nada assim tão romanceado no meu caso, mas esse clima « noir » intimista em particular era o que predominava nesse último Tropicália da temporada.
Na verdade, houve uma mudança de última hora, pois ocorreu um problema técnico que não permitiu que o programa se desenrolasse dentro de seu horário habitual, que é a partir das 21 :45 h (hora de Bruxelas), às segundas-feiras.
Foi então um tanto na emergência que eu consegui um horário improvisado nessa última terça, 30 de junho, exatamente à meia-noite. E assim fomos até às 4 da manhã ! Foi então, de qualquer forma, o dia do « Tropicália Night » !
Quatro horas de programa, uma duração fora do comum para uma transmissão que eu desejava que fosse vibrante, pelos meus 20 anos de convivência com as músicas do Brasil (vide os posts de 11 e de 13 de junho). Eu queria simplesmente pincelar de maneira bem sucinta certos momentos musicais que vieram – de uma forma ou de outra – a me envolver e alegrar ao longo dessas duas décadas. De fato, essa abordagem provou-se utópica : quanto mais eu tentava estabelecer uma programação perfeita, compacta, mais eu me afastava dela. Missão impossível. Meu ecletismo cujo sempre gostei de me vangloriar e colocar em destaque, transformou-se no meu maior inimigo (« a mente eclética, mais cedo ou mais tarde, vai levá-lo à loucura... » - já disse o grande sábio !). E eu decidi finalmente – para obter uma maior homogeneidade – sacrificar um bom número dessas pequenas lembranças musicais que seriam tantas quanto as madeleines de Proust.
Mas o resultado não foi menos sedutor, como vocês podem constatar mais abaixo.
A transmissão direta tira férias por dois meses, mas o show continua ! Como vocês já sabem, inúmeros episódios inéditos continuarão a ser editados em podcast, numa base semanal até a reprise do programa ao vivo na Rádio Judaica, na segunda-feira 31de agosto de 2009. E esse famoso « Tropicália Night 28 » (em quatro blocos) vai estar então disponível para vocês através do site PODOMATIC, e também através desse blog, ao longo de todas as férias européias. A festa da música tupiniqium tem que rolar de qualquer maneira !
Em tendo apetite, aqui abaixo, então, a lista das fatias servidas...
É uma sensação muito inebriente essa de encontrar-se só diante dos equipamentos de controle de uma estação de rádio, no meio da noite, enquanto a cidade dorme, e quando não há viv´alma no prédio que abriga o estúdio. Uma espécie de sensação de ser o senhor do mundo, ou o capitão de um navio no qual o leme teria sido substituído por uma grande mesa de mixagem da qual eu nem conheço a utilidade da metade dos manches e dos sinais luminosos. Essa sensação de solidão – mas de plenitude – te dá a impressão de reinar sob as ondas hertizianas e através dos meandros da Internet.
Os estúdios da Rádio Judaica são grandes, novos em folha, e a iluminação tênue te faz mergulhar nessa atmosfera de mistério que se percebe em certos filmes policiais americanos, nos quais o personagem principal, com sua voz cavernosa, responde às almas aflitas que querem abrir-se em confidências. Nessas cenas, geralmente é o serial killer que, pelo telefone, usa a emissão noturna como um exutório, bem mais íntimo que um confessionário.
Bom... Nada assim tão romanceado no meu caso, mas esse clima « noir » intimista em particular era o que predominava nesse último Tropicália da temporada.
Na verdade, houve uma mudança de última hora, pois ocorreu um problema técnico que não permitiu que o programa se desenrolasse dentro de seu horário habitual, que é a partir das 21 :45 h (hora de Bruxelas), às segundas-feiras.
Foi então um tanto na emergência que eu consegui um horário improvisado nessa última terça, 30 de junho, exatamente à meia-noite. E assim fomos até às 4 da manhã ! Foi então, de qualquer forma, o dia do « Tropicália Night » !
Quatro horas de programa, uma duração fora do comum para uma transmissão que eu desejava que fosse vibrante, pelos meus 20 anos de convivência com as músicas do Brasil (vide os posts de 11 e de 13 de junho). Eu queria simplesmente pincelar de maneira bem sucinta certos momentos musicais que vieram – de uma forma ou de outra – a me envolver e alegrar ao longo dessas duas décadas. De fato, essa abordagem provou-se utópica : quanto mais eu tentava estabelecer uma programação perfeita, compacta, mais eu me afastava dela. Missão impossível. Meu ecletismo cujo sempre gostei de me vangloriar e colocar em destaque, transformou-se no meu maior inimigo (« a mente eclética, mais cedo ou mais tarde, vai levá-lo à loucura... » - já disse o grande sábio !). E eu decidi finalmente – para obter uma maior homogeneidade – sacrificar um bom número dessas pequenas lembranças musicais que seriam tantas quanto as madeleines de Proust.
Mas o resultado não foi menos sedutor, como vocês podem constatar mais abaixo.
A transmissão direta tira férias por dois meses, mas o show continua ! Como vocês já sabem, inúmeros episódios inéditos continuarão a ser editados em podcast, numa base semanal até a reprise do programa ao vivo na Rádio Judaica, na segunda-feira 31de agosto de 2009. E esse famoso « Tropicália Night 28 » (em quatro blocos) vai estar então disponível para vocês através do site PODOMATIC, e também através desse blog, ao longo de todas as férias européias. A festa da música tupiniqium tem que rolar de qualquer maneira !
Em tendo apetite, aqui abaixo, então, a lista das fatias servidas...
C’est une sensation très grisante que celle de se retrouver seul aux commandes d’une station de radio, en pleine nuit, tandis que la ville dort, et qu’il n’y a âme qui vive dans le bâtiment qui abrite le studio. Une sorte de sensation d’être le Maître du monde, ou le Capitaine d’un navire où la barre serait remplacer par une grande table de mixage dont je ne connais pas l’utilité de la majorité des manettes et des voyants lumineux. Cette sensation de solitude -mais de plénitude- vous donne l’impression de régner en souverain sur les ondes hertziennes et au travers des méandres d’internet. La moindre stupidité que je pourrais balancer serait relayer partout dans le monde où se trouve le plus basique des ordinateurs.
Les studios de Radio Judaica sont grands, flambant neuf, et la lumière tamisée vous plonge dans cette atmosphère de confidence que l’on voit parfois dans ces films policiers américains, où l’animateur à la voix caverneuse répond aux âmes égarées en souffrance qui se confient. Dans ces scénarios c’est souvent le sérial killer qui, par le biais du téléphone, prend l’émission nocturne pour un exutoire, bien plus intime qu’un confessionnal.
Bon…Rien d’aussi romanesque dans mon cas, mais ce climat feutré et particulier était bien celui de ce dernier Tropicália de la saison.
En vérité, il y avait eu un buzz de dernière minute, puisqu’un problème technique n’avait pas permis que le programme se déroule dans sa case horaire habituelle, c’est-à-dire le lundi à partir de 21h45 (heure de Bruxelles).
C’est donc un peu dans l’urgence que j’obtins une tranche improvisée ce mardi 30 juin, à minuit exactement…Et cela jusqu’à 4 heures du matin ! Ce fut donc en quelque sorte la Tropicália Night !
Quatre heures de programme, un timing inhabituel pour une émission que je voulais flamboyante pour mes 20 années de coexistence avec les musiques du Brésil (voir post du 11 et 13 juin). Je désirais juste survoler de manière très succincte quelques moments musicaux qui m’avaient - d’une manière ou d’une autre- envoûter ou exalter durant ces deux décennies. En fait, cette démarche relevait de l’utopie puisque, plus je tendais à vouloir établir la programmation parfaite, plus je m’en éloignais. Mon éclectisme dont j’aime à me vanter était devenu mon pire ennemi (« eclectic mind will soon or later drives you insane… » disait le grand sage !). Et je décidais finalement -pour tendre à une meilleure homogénéité- de sacrifier bon nombre de ces petits souvenirs musicaux qui étaient autant de madeleines de Proust.
Mais le résultat n’en fut pas moins séduisant comme vous pourrez le constater ci-dessous.
L’émission en direct prend congé pour deux mois, mais le show continue ! Comme vous le savez de nombreux épisodes inédits continueront à être édité à raison d’un par semaine, et ceci jusqu’à la reprise du programme, le lundi 31 août 2009. Et cette fameuse Tropicália Night (en quatre blocs) vous sera donc livré sur le site PODOMATIC et sur ce blog tout au long des vacances européennes.
En avant goût, voici donc la liste des morceaux diffusés…
TROPICALIA NIGHT, 30/ 06 : Festa da música tupiniquim...
BLOCO 1 :
-BETH CARVALHO : « Meu samba diz » (Sombra/ Sombrinha/ Adilson Vitor) -1989-
-LUIZ MELODIA & ELZA SOARES : « Fadas » (Luiz Melodia) -2002-
-PAULINHO DA VIOLA : « Coração leviano/ Argumento » ao vico (Paulinho da Viola) -1997-
-MARIA BETHÂNIA, GILBERTO GIL, CAETANO VELOSO : « Alguém me avisou » (Dona Ivonne Lara) -1980-
-FAROFA CARIOCA : « São Gonça » (Seu Jorge) -1997-
-MARIA RITA : « Cara valente » (Marcelo Camelo) -2003-
-ROSA PASSOS & IVAN LINS : « Abajur lila » (Rosa Passos/ Ivan Lins/ Fernando de Oliveira) -1996-
-JOÃO GILBERTO & MIÚCHA : « Izaura » (Herivelto Martins) -1973-
-VINICIUS & TOQUINHO : « Samba da volta » (Vinicius de Moraes/ Toquinho) -1973-
-SERGIO MENDES & BRAZIL 66 : « Like a lover » (Dori Caymmi/ N.Motta/ M.Bergman/ A.Bergman) -1968-
-CHICO BUARQUE : « Cantando no torro » (Chico Buarque) -1988-
-GILBERTO GIL : « Pop wu wei » (Gilberto Gil) -1997-
-CLARA NUNES : « Ijexá » (Edil Pacheco) -1983-
BLOCO 2 :
-GABRIEL O PENSADOR : « Festa da música » (Gabriel o Pensador/ Memê) -1997-
-PARALAMAS DO SUCESSO : « O Trem da juventude » (Herbert Vianna) -1998-
-MARINA LIMA : « Virgem » (Marina Lima/ Antonio Cícero) -1987-
-KID ABELHA : « Grand hotel » ao vivo (G.Israel/ P.Toller/ Lui Farias) -1994-
-ADRIANA CALCANHOTTO : « Esquadros » (A. Calcanhotto) -1992-
-GUILHERME ARANTES : « Meu mundo e nada mais » ao vivo (G.Arantes) -1990-
-DJAVAN : « Carnaval no Rio » (Djavan) -1987-
-LEILA PINHEIRO : « Pra iluminar » (Eduardo Gudin) -1988-
-CAETANO VELOSO : « Itapuã » (Caetano Veloso) -1991-
-BELLO VELLOSO & MARIA BETHÂNIA : « Brincando » (Alexandre Leão/ Mabel Velloso) -1994-
-JORGE BENJOR : « Amante amado» (Jorge Ben) -1978-
BLOCO 3 :
-FERNANDA ABREU : « Veneno da lata » (F.Abreu/ Will Mowatt/ H.Vianna) -1995-
-GAL COSTA : « Salvador não inerte/ Ladeira do Pelô » (Bobôco/ Beto Jamaica/ Betão) -1990-
-DANIELA MERCURY : « Batuque » (Rey Zulu/ G.Evangelista) -1992-
-BANDA MEL : « Prefixo do verão » (Beto Silva) -1992-
-ALCEU VALENÇA & ZIZI POSSI : « Tesoura do desejo » (Alceu Valença) -1992-
-NEY MATOGROSSO : « FM Rebeldia » (Alceu Valença) -1993-
-CHICO SCIENCE & NAÇÃO ZUMBI : « Rios, pontes e overdrives » (Chico Science/ Zero Quatro) -1994-
-LENINE : « Candeeiro encantado » (Lenine/ P.C.Pinheiro) -1997-
-ZECA BALEIRO : « Salão de beleza» (Zeca Baleiro) -1997-
-RITA RIBEIRO : « Missiva » (Zeca Baleiro) -1997-
-ANA CAROLINA : « Garganta » (Totonho Villeroy) -1999-
-DANIELA MERCURY : « O Mais belo dos belos/ O Charme da liberdade » (Guiguio/ V.Farias/ A.Poesia) -1992-
BLOCO 4 :
-TOM JOBIM : « Águas de março » (Antônio Carlos Jobim) -1973-
-TOM JOBIM & EDU LOBO : « Pra dizer adeus » (Edu Lobo/ Capinam) -1981-
-NEY MATOGROSSO & RAFAEL RABELLO : « O Mundo é um moinho » (Cartola) -1990-
-ZÉ RENATO : « Porque estou aqui » (Zé Renato/ Arnaldo Antunes) -2000-
-PAULINHO MOSKA : « O Último dia » (Moska/ Billy Brandão) -1995-
-RITA LEE : « Menino bonito » (Rita Lee) -1974-
-NILA BRANCO : « Dessa vez » (Nando Reis) -2004-
-BARÃO VERMELHO : « Por você » (Frejat/ M. Barros/ M.Sta Cecilia) -1998-
-CÁSSIA ELLER : « Partners » (P.Ricardo/ P.Pagni/L.Schiavon) -1994
-LEGIÃO URBANA : « Tempo perdido » (Bonfá/ Russo/ Villa-Lobos) -1993-
-RENATO RUSSO : « La forza della vita » (P.Vellesi/ Dati) -1995-
-LOS HERMANOS : « Deixe o verão » (Rodrigo Amarante) -2003-
Bon…Rien d’aussi romanesque dans mon cas, mais ce climat feutré et particulier était bien celui de ce dernier Tropicália de la saison.
En vérité, il y avait eu un buzz de dernière minute, puisqu’un problème technique n’avait pas permis que le programme se déroule dans sa case horaire habituelle, c’est-à-dire le lundi à partir de 21h45 (heure de Bruxelles).
C’est donc un peu dans l’urgence que j’obtins une tranche improvisée ce mardi 30 juin, à minuit exactement…Et cela jusqu’à 4 heures du matin ! Ce fut donc en quelque sorte la Tropicália Night !
Quatre heures de programme, un timing inhabituel pour une émission que je voulais flamboyante pour mes 20 années de coexistence avec les musiques du Brésil (voir post du 11 et 13 juin). Je désirais juste survoler de manière très succincte quelques moments musicaux qui m’avaient - d’une manière ou d’une autre- envoûter ou exalter durant ces deux décennies. En fait, cette démarche relevait de l’utopie puisque, plus je tendais à vouloir établir la programmation parfaite, plus je m’en éloignais. Mon éclectisme dont j’aime à me vanter était devenu mon pire ennemi (« eclectic mind will soon or later drives you insane… » disait le grand sage !). Et je décidais finalement -pour tendre à une meilleure homogénéité- de sacrifier bon nombre de ces petits souvenirs musicaux qui étaient autant de madeleines de Proust.
Mais le résultat n’en fut pas moins séduisant comme vous pourrez le constater ci-dessous.
L’émission en direct prend congé pour deux mois, mais le show continue ! Comme vous le savez de nombreux épisodes inédits continueront à être édité à raison d’un par semaine, et ceci jusqu’à la reprise du programme, le lundi 31 août 2009. Et cette fameuse Tropicália Night (en quatre blocs) vous sera donc livré sur le site PODOMATIC et sur ce blog tout au long des vacances européennes.
En avant goût, voici donc la liste des morceaux diffusés…
TROPICALIA NIGHT, 30/ 06 : Festa da música tupiniquim...
BLOCO 1 :
-BETH CARVALHO : « Meu samba diz » (Sombra/ Sombrinha/ Adilson Vitor) -1989-
-LUIZ MELODIA & ELZA SOARES : « Fadas » (Luiz Melodia) -2002-
-PAULINHO DA VIOLA : « Coração leviano/ Argumento » ao vico (Paulinho da Viola) -1997-
-MARIA BETHÂNIA, GILBERTO GIL, CAETANO VELOSO : « Alguém me avisou » (Dona Ivonne Lara) -1980-
-FAROFA CARIOCA : « São Gonça » (Seu Jorge) -1997-
-MARIA RITA : « Cara valente » (Marcelo Camelo) -2003-
-ROSA PASSOS & IVAN LINS : « Abajur lila » (Rosa Passos/ Ivan Lins/ Fernando de Oliveira) -1996-
-JOÃO GILBERTO & MIÚCHA : « Izaura » (Herivelto Martins) -1973-
-VINICIUS & TOQUINHO : « Samba da volta » (Vinicius de Moraes/ Toquinho) -1973-
-SERGIO MENDES & BRAZIL 66 : « Like a lover » (Dori Caymmi/ N.Motta/ M.Bergman/ A.Bergman) -1968-
-CHICO BUARQUE : « Cantando no torro » (Chico Buarque) -1988-
-GILBERTO GIL : « Pop wu wei » (Gilberto Gil) -1997-
-CLARA NUNES : « Ijexá » (Edil Pacheco) -1983-
BLOCO 2 :
-GABRIEL O PENSADOR : « Festa da música » (Gabriel o Pensador/ Memê) -1997-
-PARALAMAS DO SUCESSO : « O Trem da juventude » (Herbert Vianna) -1998-
-MARINA LIMA : « Virgem » (Marina Lima/ Antonio Cícero) -1987-
-KID ABELHA : « Grand hotel » ao vivo (G.Israel/ P.Toller/ Lui Farias) -1994-
-ADRIANA CALCANHOTTO : « Esquadros » (A. Calcanhotto) -1992-
-GUILHERME ARANTES : « Meu mundo e nada mais » ao vivo (G.Arantes) -1990-
-DJAVAN : « Carnaval no Rio » (Djavan) -1987-
-LEILA PINHEIRO : « Pra iluminar » (Eduardo Gudin) -1988-
-CAETANO VELOSO : « Itapuã » (Caetano Veloso) -1991-
-BELLO VELLOSO & MARIA BETHÂNIA : « Brincando » (Alexandre Leão/ Mabel Velloso) -1994-
-JORGE BENJOR : « Amante amado» (Jorge Ben) -1978-
BLOCO 3 :
-FERNANDA ABREU : « Veneno da lata » (F.Abreu/ Will Mowatt/ H.Vianna) -1995-
-GAL COSTA : « Salvador não inerte/ Ladeira do Pelô » (Bobôco/ Beto Jamaica/ Betão) -1990-
-DANIELA MERCURY : « Batuque » (Rey Zulu/ G.Evangelista) -1992-
-BANDA MEL : « Prefixo do verão » (Beto Silva) -1992-
-ALCEU VALENÇA & ZIZI POSSI : « Tesoura do desejo » (Alceu Valença) -1992-
-NEY MATOGROSSO : « FM Rebeldia » (Alceu Valença) -1993-
-CHICO SCIENCE & NAÇÃO ZUMBI : « Rios, pontes e overdrives » (Chico Science/ Zero Quatro) -1994-
-LENINE : « Candeeiro encantado » (Lenine/ P.C.Pinheiro) -1997-
-ZECA BALEIRO : « Salão de beleza» (Zeca Baleiro) -1997-
-RITA RIBEIRO : « Missiva » (Zeca Baleiro) -1997-
-ANA CAROLINA : « Garganta » (Totonho Villeroy) -1999-
-DANIELA MERCURY : « O Mais belo dos belos/ O Charme da liberdade » (Guiguio/ V.Farias/ A.Poesia) -1992-
BLOCO 4 :
-TOM JOBIM : « Águas de março » (Antônio Carlos Jobim) -1973-
-TOM JOBIM & EDU LOBO : « Pra dizer adeus » (Edu Lobo/ Capinam) -1981-
-NEY MATOGROSSO & RAFAEL RABELLO : « O Mundo é um moinho » (Cartola) -1990-
-ZÉ RENATO : « Porque estou aqui » (Zé Renato/ Arnaldo Antunes) -2000-
-PAULINHO MOSKA : « O Último dia » (Moska/ Billy Brandão) -1995-
-RITA LEE : « Menino bonito » (Rita Lee) -1974-
-NILA BRANCO : « Dessa vez » (Nando Reis) -2004-
-BARÃO VERMELHO : « Por você » (Frejat/ M. Barros/ M.Sta Cecilia) -1998-
-CÁSSIA ELLER : « Partners » (P.Ricardo/ P.Pagni/L.Schiavon) -1994
-LEGIÃO URBANA : « Tempo perdido » (Bonfá/ Russo/ Villa-Lobos) -1993-
-RENATO RUSSO : « La forza della vita » (P.Vellesi/ Dati) -1995-
-LOS HERMANOS : « Deixe o verão » (Rodrigo Amarante) -2003-
jeudi 25 juin 2009
![]()
-PEDRO ABRUNHOSA & LENINE : « Diabo no corpo » (Pedro Abrunhosa)
-LULA QUEIROGA : « Fulana » (Lula Queiroga )
-VELHA GUARDA DA PORTELA : « Lenço »
-CAETANO VELOSO : « Lapa » (Caetano Veloso)
-ARNALDO ANTUNES : « Sampa » (Caetano Veloso)
-WILMA ARAÚJO : « Beleza delicateza » (Gustavo Gomes/ Vera Rocha)
-IVAN LINS : « Somos todos Iguais esta noite » (Ivan Lins/ Vitor Martins)
-DJAVAN : « Alagoas » (Djavan)
-NEY MATOGROSSO : « Ode aos ratos » (Edu Lobo/ Chico Buarque)
-MARIA ALCINA : « Espaço sideral » (Moisés Santana)
-EVELINE HECKER : « Tempo sem tempo » (José Miguel Wisnik/ Jorge Mautner)
-ZIZI POSSI : « Mais simples » (José Miguel Wisnik)
-LITTLE JOY : « The Next time around » (Moretti/ Amarante)
-LOS HERMANOS : « Retrato pra Iaiá » (Rodrigo Amarante)
mardi 23 juin 2009
Tropicália 27, 22/06 : la playlist.
Tropicália est un programme de Musique Populaire Brésilienne qui passe sur les ondes de Radio Judaica en Belgique (90,2 Fm), tous les lundis de 21h50 à 0h15…Accessible aussi « online » sur www.radiojudaica.be et en podcast sur ce blog et sur PODOMATIC. En vidéo, quelques titres passés sur les ondes ce 22/06.
Tropicália é um programa de MPB que passa na Rádio Judaica na Bélgica (90,2 Fm), todas as segunda feiras, de16h50 as 19h15 (hora Brasil). Também « online », www.radiojudaica.be e em podcast neste blog ou PODOMATIC.
Em video, alguns titulos que passaram nas ondas nesse 22 de junho 2009. Aproveite !
BLOCO 1 :
-FERNANDA ABREU : « Brasileiro » (Teta Lando/ Fernanda Abreu)
-ALINE MUNIZ : « Não vacile » (Marco de Vita/ Aline Muniz)
-FABIANA COZZA : « Canto de Ossanhã » (Vinicius de Moraes/ Baden Powell)
-ADRIANA PEIXOTO : « De cabeça pro baixo » (Dalmo Medeiros)
-ZECA BALEIRO : « Vai de Madureira » (Zeca Baleiro)
-VANESSA BUMAGNY & ZECA BALEIRO : « Radiografia » (Vanessa Bumagny)
-FLÁVIO HENRIQUE & ZECA BALEIRO : « Choro do fim do mundo » (Flávio Henrique/ Zeca Baleiro)
-TONI PLATÃO : « Louras geladas » (Paulo Ricardo/ Luiz Schiavon)
-CEZINHA OLIVEIRA : « Instinto » (Cezinha Oliveira/ Eliane Verbana)
-RUBENS NOGUEIRA : « O Samba é o som » (Rubens Nogueira/ P.C. Pinheiro)
-CÁSSIA MARIA : « Tá bom também » (C.Maria)
-LEILA MARIA : « Seu Tipo » (Eduardo Dusek/ Luis Carlos Góes)
-DULCE QUENTAL : « No topo do mundo » (Frejat/ Dulce Quintal)
-ALINE MUNIZ : « Não vacile » (Marco de Vita/ Aline Muniz)
-FABIANA COZZA : « Canto de Ossanhã » (Vinicius de Moraes/ Baden Powell)
-ADRIANA PEIXOTO : « De cabeça pro baixo » (Dalmo Medeiros)
-ZECA BALEIRO : « Vai de Madureira » (Zeca Baleiro)
-VANESSA BUMAGNY & ZECA BALEIRO : « Radiografia » (Vanessa Bumagny)
-FLÁVIO HENRIQUE & ZECA BALEIRO : « Choro do fim do mundo » (Flávio Henrique/ Zeca Baleiro)
-TONI PLATÃO : « Louras geladas » (Paulo Ricardo/ Luiz Schiavon)
-CEZINHA OLIVEIRA : « Instinto » (Cezinha Oliveira/ Eliane Verbana)
-RUBENS NOGUEIRA : « O Samba é o som » (Rubens Nogueira/ P.C. Pinheiro)
-CÁSSIA MARIA : « Tá bom também » (C.Maria)
-LEILA MARIA : « Seu Tipo » (Eduardo Dusek/ Luis Carlos Góes)
-DULCE QUENTAL : « No topo do mundo » (Frejat/ Dulce Quintal)
BLOCO 2 :
-TERESA CRISTINA : « Cantar » (Teresa Cristina )
-ELBA RAMALHO : « Último minuto » (Lula Queiroga)
-ADRIANA CALCANHOTTO : « Mulher sem razão » (Dé / Bebel Gilberto/ Cazuza)
-MILTON NASCIMENTO & JOBIM TRIO : « Chega de saudade » (A.C.Jobim/ Vinicius de Moraes)
-LILI ARAÚJO : « Lendas do mar » (Marcos Amorim/ Lili Araujo)
-MYLENE : « Clareou » (Mylene/ Fernando Nunes)
-TEREZA CRISTINA : « Nem ouro nem Prata » (R.Maurity/ J. Do Nascimento/ J.Jorge/ O.S. de Carvalho)
-UNS E OUTROS : « Dia branco » (Geraldo Azevedo)
-THAÍS GULIN : « Garoto de aluguel » (Zé Ramalho)
-ELIANA PRINTES & CHICO CESAR: « Se chovesse você » (Adonay Pereira/ Eliana Printes/ Eliakin Rufino)
-ROBERTO MENDES & LENINE : « Tira essa mulher da roda » (Roberto Mendes/ Capinan)
-NILZE CARVALHO : « Andarilho » (Cristino Ricardo/ Nilze Carvalho)
-TERESA CRISTINA : « Carrinho de linha » (Walter Queiroz)
BLOCO 3 :
-O RAPPA : « Monstro invisível » (M.Lobato/ Falcão/ Xandão/ L.Farias)
-SKANK : « Escravo » (Samuel Rosa/ Chico Amaral)
-PICASSOS FALSOS : «Rua do desequilibro » (Humberto Effe)
-GISELLA : « Capricho da sorte » (Sérgio Santos/ Murilo Antunes)
-RUBI : « De onde vem a calma » (Marcelo Camelo)
-THAIS MOTTA : « Ai de mim » (Marco Pinheiro/ Chico Alvez)
-ELISA QUEIRÓS : « Merecimento » (Fred Martins/ Elisa Queirós)
-CAROL SABOYA : « Águas passadas » (Mário Sève/ Chico César)
-ZECA PAGODINHO & JOÃO DONATO : « Sambou…sambou » (J.Donato/ J.Mello)
-SILVIA MACHETE : « Toda bêbada canta » (Silvia Machete)
-MOINHO : « Doida de varrer » (Ana Carolina/ Chacal)
-ANNA LUISA : « Bailarina do mar » (Anna Luisa)
-PEDRO LUIS E A PAREDE : « Santo samba » (Pedro Luis)
-O RAPPA : « Monstro invisível » (M.Lobato/ Falcão/ Xandão/ L.Farias)
-SKANK : « Escravo » (Samuel Rosa/ Chico Amaral)
-PICASSOS FALSOS : «Rua do desequilibro » (Humberto Effe)
-GISELLA : « Capricho da sorte » (Sérgio Santos/ Murilo Antunes)
-RUBI : « De onde vem a calma » (Marcelo Camelo)
-THAIS MOTTA : « Ai de mim » (Marco Pinheiro/ Chico Alvez)
-ELISA QUEIRÓS : « Merecimento » (Fred Martins/ Elisa Queirós)
-CAROL SABOYA : « Águas passadas » (Mário Sève/ Chico César)
-ZECA PAGODINHO & JOÃO DONATO : « Sambou…sambou » (J.Donato/ J.Mello)
-SILVIA MACHETE : « Toda bêbada canta » (Silvia Machete)
-MOINHO : « Doida de varrer » (Ana Carolina/ Chacal)
-ANNA LUISA : « Bailarina do mar » (Anna Luisa)
-PEDRO LUIS E A PAREDE : « Santo samba » (Pedro Luis)
samedi 20 juin 2009
Paulinho da Viola : O preferido.
(texte portugais, traduit du post précédant/ texto português traduzido do post precedente destinado à um público aprendiz)
Em 31 de dezembro de 1995, para festejar a chegada do ano novo, a prefeitura do Rio de Janeiro decidiu organizar um grande show na praia de Copacabana em homenagem ao mestre Antônio Carlos Jobim, falecido lamentavelmente havia pouco mais de um ano, em 8 de dezembro de 1994. Para realizar esse projeto, a cidade não foi mesquinha em relação aos meios para tal, uma vez que conseguiu reunir na mesma cena Chico Buarque, Gilberto Gil, Caetano Veloso, Gal Costa, Milton Nascimento e Paulinho da Viola. Qualitativamente, esse show ficou longe de ser tornar inesquecível quando refere-se às interpretações. Contudo, a história pôde registrar esse evento grandioso por sua divulgação execpcional. Mas na verdade, foi por outro motivo que essa festa musical ficará gravada na memória de todos.
Ao longo de alguns dias – e mesmo algumas semanas – uma revelação tornou-se polêmica. Enquanto que Chico, Caetano, Gal, Gil e Milton receberam um cachê de 100.000 reais por seus serviços, Paulinho da Viola teve que se contentar com 35.000, sem que os outros protagonistas soubessem do que havia ocorrido. Um gênio do samba seria cotado três vezes mais barato do que uma estrela da MPB tradicional ?
Bom, o objetivo aqui não é relatar as manipulações e as consequências
dessa história de dinheiro, nem de se saber a quem coube essa falta de elegância.
Evidentemente, do ponto de vista estrangeiro, o nome de Paulinho da Viola ressoa de fato de maneira bem menos forte do que os de seus ilustres colegas, aliás da mesma geração. Mas no Brasil, a situação parece bem diferente.
Na realidade, esse texto me foi inspirado pelo anúncio dos seis shows que o grande sambista apresentará na gloriosa sala de espetáculos do Canecão do Rio, em seu início da temporada do mês de julho. E sem dúvida ele será capaz de encher essa sala – com capacidade para aproximadamente 2.000 pessoas – mesmo que para um número considerável de dias.
Fazia tempo que não tinha visto isso acontecer com um artista : ter vitrine por tanto tempo dentro desse antro mítico. Vai longe o tempo em em que viam-se os nomes de Elis Regina ou Maria Bethânia em cartaz por inúmeras semanas. É bom e saudável que uma instituição de primeira linha da musica popular –duma certa maneira também erudita (claro que uma Ivete Sangalo também poderia encher a sala durante um tempão)- possa ainda realizar essa proeza, dentro de uma sociedadede musical em crise, sem que haja a menor dúvida quanto a seu sucesso.
Paulinho Da Viola faz parte da memória coletiva brasileira ; ele é adorado por todos, e pouca gente parece preocupada em saber a quando remonta seu último álbum de inéditos.
De fato, « Bebadosamba » data de 1996 (isso faz 13 anos !), e o artista parece no entanto eternamente presente na atualidade musical brasileira. Naturalmente, esse último álbum foi a reboque de projetos gravados em público, como « Bebadochama » (1997), um duplo cd junto com Toquinho, « Sinal aberto » (1999), ou o último « MTV ao vivo » (2007) - que obteve um bom sucesso popular com a inédita Talismã. Sem esquecer de sua participação em múltiplos projetos e filmes documentários como o excelente « Meu tempo é hoje » (2003) e « O Mistério do samba » (2008), esse último consagrado à Velha Guarda da Portela, sua escola de coração.
Mas, enfim, cá estamos... Eu me entreguei um pouco à ficção, ao me perguntar o que teria acontecido à carreira de um Caetano Veloso, um Gilberto Gil, ou um Milton Nascimento se suas últimas obras datassem de 1996, e como seriam, mesmo considerando que eles participaram de diversas manifestações ou projetos em público. Qual dentre eles poderia lotar o Canecão em seu limite por seis dias ? Nenhum deles, provavelmente.
O caso de Chico Buarque é que é um pouco diferente. O artista dos olhos verdes já faz um bom tempo que diversificou seus talentos ao debruçar-se sobre a literatura, e sua produção discográfica e suas aparições em cena são no mínimo destiladas em doses homeopáticas. Razão a mais para pensarmos que, como Paulinho da Viola, Chico Buarque não teria qualquer problema em lotar uma grande casa de espetáculos por numerosas noites. Eu recearia que se houvesse uma ausência discográfica de 13 ans, tanto Caetano quanto Gil ou Milton tornariam-se – como Jorge Benjor – ícones respeitados por terem seus deveres cumpridos por longa data, mas mumificados e enclausurados dentro de suas próprias criações. Dessa forma bastante surpreendente, fica a impressão de que a arte de Paulinho ainda é cheia de vida e ainda tem coisas a nos dizer. Isso também porque o seu samba sofisticado enraizado no choro é – como o jazz e a bossa – um estilo clássico nos arranjos e a instrumentação. Chico Buarque, ele também em de alguma forma, tornou-se depois de muito tempo um clássico, que não deve tornar-se especialmente audacioso. A eles, a gente só pede grandes canções.
Caetano, quanto a ele – mais ainda do que Gil ou Milton – tem a vantagem de empreender riscos musicais, com as consequêcias que a procura de estilos comporta. Praticando uma MPB miscigenada, o desafio da renovação nem sempre é fácil enfrentar.
Enfim…eis então o que esses shows a vir de Paulinho da Viola me levaram à pensar…E, abençoados aqueles que estarão presentes nos dias 10, 11, 12 e 17, 18, 19 de julho, no Canecão do Rio de Janeiro.
Ao longo de alguns dias – e mesmo algumas semanas – uma revelação tornou-se polêmica. Enquanto que Chico, Caetano, Gal, Gil e Milton receberam um cachê de 100.000 reais por seus serviços, Paulinho da Viola teve que se contentar com 35.000, sem que os outros protagonistas soubessem do que havia ocorrido. Um gênio do samba seria cotado três vezes mais barato do que uma estrela da MPB tradicional ?
Bom, o objetivo aqui não é relatar as manipulações e as consequências
dessa história de dinheiro, nem de se saber a quem coube essa falta de elegância.
Evidentemente, do ponto de vista estrangeiro, o nome de Paulinho da Viola ressoa de fato de maneira bem menos forte do que os de seus ilustres colegas, aliás da mesma geração. Mas no Brasil, a situação parece bem diferente.
Na realidade, esse texto me foi inspirado pelo anúncio dos seis shows que o grande sambista apresentará na gloriosa sala de espetáculos do Canecão do Rio, em seu início da temporada do mês de julho. E sem dúvida ele será capaz de encher essa sala – com capacidade para aproximadamente 2.000 pessoas – mesmo que para um número considerável de dias.
Fazia tempo que não tinha visto isso acontecer com um artista : ter vitrine por tanto tempo dentro desse antro mítico. Vai longe o tempo em em que viam-se os nomes de Elis Regina ou Maria Bethânia em cartaz por inúmeras semanas. É bom e saudável que uma instituição de primeira linha da musica popular –duma certa maneira também erudita (claro que uma Ivete Sangalo também poderia encher a sala durante um tempão)- possa ainda realizar essa proeza, dentro de uma sociedadede musical em crise, sem que haja a menor dúvida quanto a seu sucesso.
Paulinho Da Viola faz parte da memória coletiva brasileira ; ele é adorado por todos, e pouca gente parece preocupada em saber a quando remonta seu último álbum de inéditos.
De fato, « Bebadosamba » data de 1996 (isso faz 13 anos !), e o artista parece no entanto eternamente presente na atualidade musical brasileira. Naturalmente, esse último álbum foi a reboque de projetos gravados em público, como « Bebadochama » (1997), um duplo cd junto com Toquinho, « Sinal aberto » (1999), ou o último « MTV ao vivo » (2007) - que obteve um bom sucesso popular com a inédita Talismã. Sem esquecer de sua participação em múltiplos projetos e filmes documentários como o excelente « Meu tempo é hoje » (2003) e « O Mistério do samba » (2008), esse último consagrado à Velha Guarda da Portela, sua escola de coração.
Mas, enfim, cá estamos... Eu me entreguei um pouco à ficção, ao me perguntar o que teria acontecido à carreira de um Caetano Veloso, um Gilberto Gil, ou um Milton Nascimento se suas últimas obras datassem de 1996, e como seriam, mesmo considerando que eles participaram de diversas manifestações ou projetos em público. Qual dentre eles poderia lotar o Canecão em seu limite por seis dias ? Nenhum deles, provavelmente.
O caso de Chico Buarque é que é um pouco diferente. O artista dos olhos verdes já faz um bom tempo que diversificou seus talentos ao debruçar-se sobre a literatura, e sua produção discográfica e suas aparições em cena são no mínimo destiladas em doses homeopáticas. Razão a mais para pensarmos que, como Paulinho da Viola, Chico Buarque não teria qualquer problema em lotar uma grande casa de espetáculos por numerosas noites. Eu recearia que se houvesse uma ausência discográfica de 13 ans, tanto Caetano quanto Gil ou Milton tornariam-se – como Jorge Benjor – ícones respeitados por terem seus deveres cumpridos por longa data, mas mumificados e enclausurados dentro de suas próprias criações. Dessa forma bastante surpreendente, fica a impressão de que a arte de Paulinho ainda é cheia de vida e ainda tem coisas a nos dizer. Isso também porque o seu samba sofisticado enraizado no choro é – como o jazz e a bossa – um estilo clássico nos arranjos e a instrumentação. Chico Buarque, ele também em de alguma forma, tornou-se depois de muito tempo um clássico, que não deve tornar-se especialmente audacioso. A eles, a gente só pede grandes canções.
Caetano, quanto a ele – mais ainda do que Gil ou Milton – tem a vantagem de empreender riscos musicais, com as consequêcias que a procura de estilos comporta. Praticando uma MPB miscigenada, o desafio da renovação nem sempre é fácil enfrentar.
Enfim…eis então o que esses shows a vir de Paulinho da Viola me levaram à pensar…E, abençoados aqueles que estarão presentes nos dias 10, 11, 12 e 17, 18, 19 de julho, no Canecão do Rio de Janeiro.
vendredi 19 juin 2009
Paulinho da Viola : le meilleur et le moins cher...
(texto português em breve)
Le 31 décembre 1995, pour fêter l’arrivée de l’an neuf, la préfecture de Rio de Janeiro avait décidé d’organiser un grand concert sur la plage de Copacabana en hommage au Maître Antônio Carlos Jobim, disparu à peine un an auparavant, le 8 décembre 1994. Pour réaliser ce projet, la ville n’avait pas lésiné sur les moyens puisqu’elle avait réussi à réunir sur la même scène Chico Buarque, Gilberto Gil, Caetano Veloso, Gal Costa, Milton Nascimento et Paulinho da Viola. Qualitativement, ce concert fut loin d’être inoubliable si l’on se réfère aux nombreuses approximations des prestations. Néanmoins, l’histoire aurait pu retenir cet événement grandiose pour son affiche exceptionnelle. Ce sera cependant pour un autre fait que cette fête musicale restera dans les mémoires. Pendant plusieurs jours après le concert –et même plusieurs semaines- une révélation sera sujette à polémique. Tandis que Chico, Caetano, Gal, Gil et Milton s’étaient vus offrir 100.000 reais (30.000 euros actuels) pour leurs services, Paulinho da Viola avait dû se contenter de 35.000, sans que les principaux protagonistes ne soient d’ailleurs au courant. Un génie de la samba se négocierait-il trois fois moins cher qu’une star de la MPB traditionnelle? Bon, le but n’est pas ici de raconter les tenants et les aboutissants de cette histoire d’argent, ni de savoir à qui incombe ce manque d’élégance. . Bien sûr, vu de l’étranger, le nom de Paulinho da Viola résonne en effet beaucoup moins fort que celui de ses illustres collègues, par ailleurs de la même génération. Mais au Brésil, la situation semble bien différente. En fait, ce texte m’a été inspiré par l’annonce des six concerts que le grand sambista présentera dans la glorieuse salle du Canecão de Rio, en ce début du mois de juillet. Et nul doute qu’il pourrait prétendre remplir cette salle -d’une contenance de 2000 personnes environ- pour de nombreux jours encore. Cela faisait un bail que je n’avais plus vu un artiste tenir l’affiche aussi longtemps dans cet antre mythique. Il est loin le temps où l’on voyait le nom d’Elis Regina ou Maria Bethânia s’étaler en grand pour plusieurs semaines. C’est bel et bien le propre d’une institution de la MPB de pouvoir encore réaliser cet exploit dans une société musicale en crise, sans qu’il y ait le moindre doute quant à son succès.
Trois "portelenses" de coeur: l'acteur Antonio Fagundas, Zeca Pagodinho
et Paulinho da Viola (photo Marcos Serra Lima)
Paulinho Da Viola fait partie de la mémoire collective brésilienne, il est adoré de tous, et peu de gens semblent soucieux de savoir à quand remonte son dernier album d’inédits. De fait, « Bebadosamba » date de 1996 (cela fait 13 ans !), et l’artiste semble pourtant éternellement présent dans l’actualité musicale brésilienne. Bien sûr, ce dernier album fut suivi de projets enregistrés en public comme « Bebadochama » (1997), un double cd avec Toquinho, «Sinal aberto » (1999), ou le dernier « MTV ao vivo » (2007) qui connut un beau succès populaire avec l’inédit Talismã. Sans oublier sa participation à de multiples projets et films documentaires comme l’excellent « Meu tempo é hoje » (2003), ou « O Mistério do samba » (2008) consacré à la Velha Guarda da Portela, son école de cœur.
Mais, en fait voilà….Je me faisais juste un peu de fiction en me demandant ce qu’il serait advenu de la carrière d’un Caetano Veloso, Gilberto Gil, ou Milton Nascimento si leurs derniers opus dataient de 1996, et cela même en considérant qu’ils participent à diverses manifestations ou projets en public. Lequel d’entre eux pourrait remplir six jours le Canecão à ras bord ? Aucun probablement. Le cas de Chico Buarque est quelque peu différent. L’artiste aux yeux bleus s’est déjà depuis longtemps diversifié en tendant vers la littérature, et sa production discographique et ses apparitions sur scène sont pour le moins distillées à dose homéopathique. Raison de plus pour penser que, comme Paulinho da Viola, Chico Buarque n’aurait aucun mal à remplir une grande salle pour de nombreuses soirées.
Je crains qu’avec une absence discographique de 13 ans, tant Caetano que Gil ou Milton seraient devenus -comme Jorge Benjor- des îcones respectés pour leurs devoirs accomplis depuis bien longtemps, mais momifiés et figés dans leur création. Car assez étonnement, on a l’impression que l’art de Paulinho da Viola est encore vivace et a encore des choses à nous raconter. Cela tient aussi du fait que la samba –comme le jazz ou la bossa- est un style classique par essence. Chico Buarque, lui aussi en quelque sorte est devenu depuis longtemps un classique, qui ne se doit pas d’être forcément audacieux. Caetano, quant à lui -plus encore que Gil ou Milton- prend davantage de risques musicaux, avec les aléas que cela comporte. Pratiquant une MPB métissée, le défi du renouvellement n’est pas toujours facile à relever. Bref, voilà donc ce que l’annonce de ces concerts de Paulinho da Viola m’a amené à penser et, quoi qu’il en soit, bienheureux ceux qui seront présents les 10, 11, 12 et 17, 18, 19 juillet au Canecão de Rio de Janeiro.
Le 31 décembre 1995, pour fêter l’arrivée de l’an neuf, la préfecture de Rio de Janeiro avait décidé d’organiser un grand concert sur la plage de Copacabana en hommage au Maître Antônio Carlos Jobim, disparu à peine un an auparavant, le 8 décembre 1994. Pour réaliser ce projet, la ville n’avait pas lésiné sur les moyens puisqu’elle avait réussi à réunir sur la même scène Chico Buarque, Gilberto Gil, Caetano Veloso, Gal Costa, Milton Nascimento et Paulinho da Viola. Qualitativement, ce concert fut loin d’être inoubliable si l’on se réfère aux nombreuses approximations des prestations. Néanmoins, l’histoire aurait pu retenir cet événement grandiose pour son affiche exceptionnelle. Ce sera cependant pour un autre fait que cette fête musicale restera dans les mémoires. Pendant plusieurs jours après le concert –et même plusieurs semaines- une révélation sera sujette à polémique. Tandis que Chico, Caetano, Gal, Gil et Milton s’étaient vus offrir 100.000 reais (30.000 euros actuels) pour leurs services, Paulinho da Viola avait dû se contenter de 35.000, sans que les principaux protagonistes ne soient d’ailleurs au courant. Un génie de la samba se négocierait-il trois fois moins cher qu’une star de la MPB traditionnelle? Bon, le but n’est pas ici de raconter les tenants et les aboutissants de cette histoire d’argent, ni de savoir à qui incombe ce manque d’élégance. . Bien sûr, vu de l’étranger, le nom de Paulinho da Viola résonne en effet beaucoup moins fort que celui de ses illustres collègues, par ailleurs de la même génération. Mais au Brésil, la situation semble bien différente. En fait, ce texte m’a été inspiré par l’annonce des six concerts que le grand sambista présentera dans la glorieuse salle du Canecão de Rio, en ce début du mois de juillet. Et nul doute qu’il pourrait prétendre remplir cette salle -d’une contenance de 2000 personnes environ- pour de nombreux jours encore. Cela faisait un bail que je n’avais plus vu un artiste tenir l’affiche aussi longtemps dans cet antre mythique. Il est loin le temps où l’on voyait le nom d’Elis Regina ou Maria Bethânia s’étaler en grand pour plusieurs semaines. C’est bel et bien le propre d’une institution de la MPB de pouvoir encore réaliser cet exploit dans une société musicale en crise, sans qu’il y ait le moindre doute quant à son succès.
Trois "portelenses" de coeur: l'acteur Antonio Fagundas, Zeca Pagodinhoet Paulinho da Viola (photo Marcos Serra Lima)
Paulinho Da Viola fait partie de la mémoire collective brésilienne, il est adoré de tous, et peu de gens semblent soucieux de savoir à quand remonte son dernier album d’inédits. De fait, « Bebadosamba » date de 1996 (cela fait 13 ans !), et l’artiste semble pourtant éternellement présent dans l’actualité musicale brésilienne. Bien sûr, ce dernier album fut suivi de projets enregistrés en public comme « Bebadochama » (1997), un double cd avec Toquinho, «Sinal aberto » (1999), ou le dernier « MTV ao vivo » (2007) qui connut un beau succès populaire avec l’inédit Talismã. Sans oublier sa participation à de multiples projets et films documentaires comme l’excellent « Meu tempo é hoje » (2003), ou « O Mistério do samba » (2008) consacré à la Velha Guarda da Portela, son école de cœur.
Mais, en fait voilà….Je me faisais juste un peu de fiction en me demandant ce qu’il serait advenu de la carrière d’un Caetano Veloso, Gilberto Gil, ou Milton Nascimento si leurs derniers opus dataient de 1996, et cela même en considérant qu’ils participent à diverses manifestations ou projets en public. Lequel d’entre eux pourrait remplir six jours le Canecão à ras bord ? Aucun probablement. Le cas de Chico Buarque est quelque peu différent. L’artiste aux yeux bleus s’est déjà depuis longtemps diversifié en tendant vers la littérature, et sa production discographique et ses apparitions sur scène sont pour le moins distillées à dose homéopathique. Raison de plus pour penser que, comme Paulinho da Viola, Chico Buarque n’aurait aucun mal à remplir une grande salle pour de nombreuses soirées.
Je crains qu’avec une absence discographique de 13 ans, tant Caetano que Gil ou Milton seraient devenus -comme Jorge Benjor- des îcones respectés pour leurs devoirs accomplis depuis bien longtemps, mais momifiés et figés dans leur création. Car assez étonnement, on a l’impression que l’art de Paulinho da Viola est encore vivace et a encore des choses à nous raconter. Cela tient aussi du fait que la samba –comme le jazz ou la bossa- est un style classique par essence. Chico Buarque, lui aussi en quelque sorte est devenu depuis longtemps un classique, qui ne se doit pas d’être forcément audacieux. Caetano, quant à lui -plus encore que Gil ou Milton- prend davantage de risques musicaux, avec les aléas que cela comporte. Pratiquant une MPB métissée, le défi du renouvellement n’est pas toujours facile à relever. Bref, voilà donc ce que l’annonce de ces concerts de Paulinho da Viola m’a amené à penser et, quoi qu’il en soit, bienheureux ceux qui seront présents les 10, 11, 12 et 17, 18, 19 juillet au Canecão de Rio de Janeiro.
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